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La préparation au premier voyage vers Chrysopée il y a 5 ans 7 mois #30810

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On va partir sur l'aspect artistique, alors. Je suis un jeune homme passionné pas les arts mais qui n'est jamais sorti de sa zone immobile, ou il est plutôt mal vu et ridiculisé pour son coté rêveur et tête en l'air. Depuis que j'ai fait ta rencontre, je rêve des grandes exposition dont tu m'a parlé en me relatant tes visites dans les grandes villes, des représentation théâtrales dans d'immenses salles de spectacle et des vastes universités dans lesquelles les étudiants composent des poèmes et étudient les classiques.
Petit à petit, mes rêves se sont cristallisés autour de cette mystérieuse cité dont tu m'a souvent parlé. Une gigantesque cité volante, qui a sillonné le ciel du Monde Tout Autour il y a quelques siècles, collectant le savoir scientifique et les merveilles artistiques des plus grandes villes pour nourrir ses bibliothèques et ses musés, les plus grands et les plus impressionnant que le monde ai jamais connu.
Je rêve de découvrir cette cité. Peut être est-ce un rêve que tu as aussi caressé autrefois car tu m'en as souvent parlé. Sa découverte aurait un retentissement important dans le monde de l'art, mais aussi dans le monde scientifique et dans bien d'autres domaines, était donné les trésors qui y sont entassés. Cependant, c'est avant tout pour le simple plaisir de parcourir ses musés emplis de merveilles oubliées que nous rêvons de la découvrir.

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La préparation au premier voyage vers Chrysopée il y a 5 ans 7 mois #30811

  • Lamed
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Orsenna



Orsenna la magnifique. Orsenna la majestueuse. Orsenna des nuages. Capitale des arts. Capitale des sciences. La plus grande cité état qui de tout temps ai traversé les cieux du Monde Tout Autour. Même sur la terre ferme, aucune cité ne pouvais rivaliser avec elle, dit-on, que ce soit par sa taille ou son influence.

Orsenna la décadente. Orsenna aux rues pavées d'or. Orsenna da défiante, jalouse de ses trésor. Orsenna pleine d'orgueille, qui érige des statues de bronze plus hautes que les tours des villes du dessous uniquement par défis pour les lois de la gravité. Orsenna qui multiplie les ilots et les quartiers, reliés par d'improbables passerelles à l'aspect infiniment fragile, pour prouver sa maitrise de l'équilibre et du mouvement. Orsenna dont la montée et la chute marquent le point d'orgue et le point d'arrêt du premier mouvement de la symphonie du progrès et du monde moderne.

Orsenna partie conquiérir les océans à l'ouest d'Eskir du Ponant, Orsenna s'élevant jusqu'aux étoiles, ou bien Orsenna dévastée, tirée au sol par son orgueil et pillée par les barbares loin au delà du Désert de Bronze. Les récits qui comtent son départ triomphal pour l'inconnu sont aussi nombreux que ceux témoignant de sa chute et de sa destruction. Orsenna la disparue, en tout cas, peut être n'ayant jamais existée.

Les derniers témoignages de son observation remonent à plusieurs siècles. Les historiens ne s'entendent pas sur combien exactement. Les historiens ne s'entendent sur rien au sujet d'Orsenna, pour tout dire. Certains défendent avec ardeur sa réalité, tandis que d'autres la voir comme un mythe moderne. Les archives des villes du Monde Tout Autour ne sont pas toujours tenues à la perfection. Les écrits s'entassent, souvent avant d'avoir pu être classés, la poussière les déterriore, les récits mythiques se retrouvent empilés parmis les traités d'histoire, et la course du progrès laisse rarement assez de mains disponibles pour entretenir le passé. Dans la poussière et le désordre qui en résulte, comment distinguer une copie d'un original, un comte d'une réalité, une guerre entre nations d'une bataille entre villages? Et parmis les archives suspendues, combien de récits sont ceux de voyageurs ayant sombré dans la folie, rongés par la solitude ou la quête insensée de quelque merveille?

Beaucoup s'accordent pour dire qu'Orsenna présente toutes les caractéristiques d'un mythe, que plusieurs grandes, probablement trop grandes villes flottantes ont existé et que leur tragique histoire a fait l'objet d'une synthèse dans la culture aérée. Orsenna serait un archétype, un idéal, empruntant aux caractéristiques marquantes de plusieurs villes historiques. Beaucoup de textes historiques plaident en leur faveur, mentionnant "une ville immense" ou "la plus grande ville qui ai jamais été observée dans notre ciel", sans jamais la nommer. Peut être même certaines d'entre elles ont entretenu cette confusion, afin d'augmenter leur influence sur les cités qu'elles survolaient.

D'autres insistent sur son caractère purement mythologique. Ils ont pour eux les connaissances physiques actuelles, qui ne permettent pas de faire voler de villes plus importantes que celles que nous voyons de nos jours parmis les nuages, et la faible probabilité que notre civilisation ai pu connaitre une avancée et une régression technologique aussi importante. D'autres enfin affirme qu'Orsenna a réellement existée, et que ses ruines attendent d'être découvertes quelque part dans le monde tout autour. Quelques uns sont partis à sa recherche. Ils ne sont pas nombreux. Il faut être à la fois voyageur et versé dans les lettres pour se lancer dans cette quête. Peu de gens, en dehors des historiens passionés et des amateurs de légendes, ont connaissance de son existence supposée.

Certain on perdu la vie à sa recherche, d'autre sont revenus, fatigués, âgés et plein de désillusion. Certains ont disparu... probablement leur corps gise-t-il dans quelque recoin du Monde Tout Autour, mais peut être ont-ils trouvé la cité merveilleuse, et terminés leurs jours à explorer ses merveilles. On dit qu'une vie ne suffisait pas à visiter les musées d'Orsenna. Si des exporateurs ont parcouru les ruines de cette villes, alors ils sont probablement morts en ayant vu quelques unes des plus formidables merveilles que l'homme ai créés en ce monde. En effet, on raconte que partour ou Orsenna est passée, elle a emportée avec elle les plus belles réalisations, les plus formidables inventions, les plus grands artistes et les scientifiques les plus savants, constituant petit à petit un trésor inestimable, que ce soit du point de vue des biens matériels, de la beauté que de la connaissance.

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La préparation au premier voyage vers Chrysopée il y a 5 ans 7 mois #30823

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Rupert l'oublié ...
Un homme vieux avant l'heure ayant vécu une jeunesse tumultueuse et brulé la vie par les deux bouts. Ses amis d'enfance l'auraient caractérisé par son insatiable soif de connaissance et sa passion pour l'art sous toutes ses formes. Mais aujourd'hui, retiré de l'agitation des grandes cités aérées, ce n'est qu'un modeste maitre d'école aimant par dessus tout transmettre son savoir. Refusant l’idée que les régions immobiles soit traités différemment de la partie aéré du monde. "la connaissance et l'art appartient à tous !" aime-t-il souvent répéter.
Il aime encourager les jeunes immobiles à se bouger et produire leur propre courant artistique. L'art ce n'est pas du vent pour lui. Et le calme de l'immobilisme peut selon lui donner lieu à de grande prouesses artistiques. C'est juste que les personnes des ses régions n'en ont pas trop le loisir du fait de leur mode de vie plus précaire et plus rude ...

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La préparation au premier voyage vers Chrysopée il y a 5 ans 7 mois #30827

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Rupert réside dans une paisible ville dans les régions immobile au nord des archives suspendues. Même pas une petite bourgade selon les critères aérées. La vie est relativement calme et rythmée par les saisons agricoles. La terre alentours y est bonne à cultiver. Le vent glaciale qui souffle très fort au nord dans les terres de légendes tempère cette région un peu isolé du monde.
Ici, pas la moindre bise en été mais la relative fraicheur du nord préserve des grosses chaleur. La vie tourne au ralentie en hiver du fait de sa rudesse ... enfin surtout pour les "gars" des régions aérées. Mais, dès les prémices des futurs beaux jours, la vie reprends ses droits et les terres arables reprennent vie pour le plus grand bonheur de tous.

Pas Aérées mais pas arriéré pour autant, si les moulins à vents ne sont pas légions ceux à eaux fleurissent est apporte un certain confort. Les gens d'ici n'aiment pas les livres, le superflues et ne jure que par l'utile et le pragmatique. C'est mon plus grand désespoir. Et même si la culture orale y est forte tout savoir au fil du temps se transforme plus ou moins en mythe et légende si il n'est pas tout bonnement oublié.

L'art en est absent car jugé bien trop puéril. Seul les enfants peuvent se permettre de gaspiller du temps avec ses bêtises. Et encore pas trop longtemps, car il est vite là l'age de travailler dans les champs. Les rêveurs et autre fainéant de tout bords sont pardonnés ... tant que cela n'empiète pas trop sur leur travail ! Mais les gens d'ici on au fond du cœur des trésors de bontés et de beautés. La solidarité est ancré en eux aussi solidement que leur pieds dans leur terre.

Des grandes écoles, pour quoi faire ? Le troc et le commerce de denrées agricole avec la périphérie Aérée permettent de couvrir le besoins en médicaments et autres, lire, écrire et compter c'est bien suffisant.

Peut être est-ce pour cela que je me suis installer en ces terres. C'était le point de chute idéal à ma fuite désespérés de ce monde aérées si vivants, si progressistes mais paradoxalement si ignorants du passé. Mon départ n'est qu'une conséquence de leur fuite en avant. Je pense avant tout que c'est dans le passé que l'on trouvera notre futur ... si tant est qu'il en existera un.

Peut-être est-ce pour cela que je me consacre à dispensé mon savoir et m'occuper d'élargir les horizons intellectuels et artistique du moindre enfant qui en vaut tant soit peu la peine. Je sais qu'un jour cette terre délivrera les penseurs et les artistes de demain. C'est ces valeurs saines qui permettront de comprendre vers où le monde va. On apprends de nos erreurs et même si notre passés en est pleins, c'est sa connaissance qui nous permettra d'avancer.

Et peut être que ce jour n'est pas si loin ...

N'est-ce pas Johan ?

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La préparation au premier voyage vers Chrysopée il y a 5 ans 7 mois #30829

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Présentation de Johan l'étourdi

Je m'appelle Johan. Je m'appelle Johan et je ne suis né nulle part. Nulle part ou l'on soit en vie, en tout cas. Le rythme des saisons, le passage des jours et des nuits, les pluies de l'automne, les fêtes des moissons ou de la sortir de l'hiver, ne font que rythmer mon ennui alors que d'autres elle nourrit l'ardeur et la joie de vivre. L'étourdi, m'ont ils appelé. On m'appelle ainsi depuis mon quinzième anniversaire, lors duquel chacun dans mon pays reçoit la seconde partie de son nom et devient un homme à part entière. La plupart m'appellent simplement l'étourdit, omettant le nom avec lequel je suis né et qu'ont choisi mes parents, ce qui est une marque de mépris ici bas. On désigne ainsi celui qui s'est laissé dominer par sa nature et n'apporte rien à la communauté.

Ils n'ont pas tort. Ils travaillent dans les champs à s'en user les bras, chantent les chansons qu'ont chanté leurs ancêtres, dansent les danses que des milliers d'autres ont dansés avant eux, sur le même sol. Ils vivent la vie que d'autres ont déjà vécu avant eux, comme si celà servait à quelque chose. Ils vivent d'ennui et moi je suis ailleurs. Mon corps est parmi eux, bien entendu. Aux semailles et aux moissons je participe, sans quoi on m'aurait laissé mourrir de faim depuis longtemps, mais tandis que je m'éreinte avec eux, mon esprit est ailleurs, et on me voit rarement durant leur fête autrement qu'à l'écart, rêvassant au pied d'un arbre.

Je n'ai jamais été comme eux. Pas depuis ce jour qui a défini mon existence, en tout cas. Je ne sais pas quel age j'avait. J'étais très jeune. Assez jeune pour que ce souvenir surnage au millieu du brouillard qui caractérise nos premières années. J'ai quelques années à peine. Je marche, tenant la main de mon père, sous le soleil du printemps. Impossible de me rappeler ou nous allons. Soudain, le ciel s'obscurci. Une ombre gigantesque survolle la prairie que nous traversons. Les gens baissent la tête en gromelant. Certains s'indignent du sans gène des aérés, qui viennent troubler notre quiétude et nous apporter le malheur. Mais moi, je lève la tête. Je suis hypnotisé, fasciné par l'immense cité qui traverse notre ciel, majestueuse et inaccessible.



C'est un évènement d'une rareté inouïe. Il faut pour survoller notre large zone immobile qu'une telle cité ai la capacité de se soutenir elle même, grâce à l'usage de multiples ballons. Il faut qu'elle soit capable d'enmagasinner assez d'énergie pour que ses multiples hélices continuent de tourner, jusqu'à l'emporter à nouveau vers des zones plus clémentes, balayées par les vents précieux qui la portent. Les gens se hâtent de rentrer chez eux. Ils ont peur. Peut-être la cité va-t-elle s'écraser sur nous? Peut-être ses habitants ont-ils commis une erreur dans leurs calculs et resteront coincés au dessus de nos tête, priosonnier de l'immobilité de l'air que nous respirons, jusqu'au moment ou lentement, elle commencera à descendre pour semer la mort dans nos campagnes. Moi, je ne sais rien de tout celà. Je regarde, émmerveillé, la cité de rêve sortie de nulle part. Mon père a beau tirer sur ma main, me secouer, ils n'arrivera pas à me tirer de ma fascination, et devra me porter sous son bras jusqu'à la maison.

La habitants de la cité dans les cieux n'étaient pas assez bêtes pour rester bloqués dans un endroit aussi ennuyeux que notre pays, et la ville et repartie comme elle est arrivée. Son passage aura duré à peine une heure, et la vie a repris comme si rien n'était arrivé. Tous se sont hâté d'oublier ce mauvais présage. Mais pas moi. Depuis ce jour, je n'ai jamais été réellement présent dans mon village. Je n'ai même pas l'impression d'avoir été là quand j'ai été sévèrement réprimandé et puni pour mon attitude ce jour là. Peut-être ais-je toujours été comme ça. Peut-être que j'attendait ce moment sans le savoir depuis ma naissance. Peut être que j'ai été exposé à un phénomène trop impressionant, trop jeune, et qu'il m'a changé à tout jamais. Je n'en sais rien. Mais je sais que la vie ici, depuis, est un carcan d'ennui dont seules arrivent à me sortir les livres, les poèmes et les images qui nourrissent mes rêveries, et m'aident à rester toujours ailleurs, loin d'ici, dans les contrées ou règne les vents, la vitesse, le progrès, ou les gens ont la chance d'exister, et pas juste de répéter une misérable farce de génération en génération.

J'ai vécu à contre courant, à coté des autres sans jamais les croiser. L'école, la corvée à laquelle chacun d'entre nous doit se soumettre afin de savoir compter et écrire avec assez d'aisance pour conclure un marché avec ceux des villes, a été pour moi un bonheur, ma première fenêtre sur le monde. Le maitre d'école, craint par beaucoups d'enfants et presque méprisé par certains parents pour son amour de l'art et de l'inutile, est devenu un ami, un confident, la porte qui m'a ouvert l'accès à tous les livres. Du moins tous les livres qu'on peut trouver dans la petite bilbiothèque, si pleine de merveilles, mais dont il me répètre souvent qu'elle n'est que le pâle reflet de celles qu'on trouve dans les grandes villes.



Ce soir, c'est la fête de la nouvelle aube au village. On y célèbre l'éclosion des premiers bourgeons, les rigueurs de l'hiver qui s'éloignent et les récoltes à venir. Ceux qui, comme ma soeur, on une famille, passeront la soirée à festoyer et à boire autour du grand feu. Ceux qui sont seuls essaieront d'attirer l'attention des filles du village, ou prendront la direction d'un village voisin pour y chercher l'amour. Moi, je ne pense ni à la nouriture, ni aux filles. Je ferme la porte de ma petite maison de pierre, la plus modeste du village, et je me dirige vers la maison-école ou m'attend Rupert, et probablement une bouteille d'un alcool plus exotique que le vin âpre de la région.

Là bas, la musique, assourdie par la distance, parraitra presque supportable, malgrès sa banalité. Rupert me parlera du Monde Tout Autour, de ses voyages, et des merveilles des musées et des bilbiothèques d'ailleurs. Il me dira que j'idéalise un monde que je ne connais pas, que si j'avais voyagé moi aussi, je réaliserais que ce que je cherche est en moi et non à l'extérieur. Il me dira que ceux des villes ont oublié nos racines, et que leur art sonne un peu plus creux chaque jour qui passe sous les vents, mais il ne sera pas long à se laisser convaincre de me parler encore de tous les livres que je ne peux pas consulter ici, des gigantesques musée ou de grands peintres et sculpteurs exposent leur art. Et je l'écouterais, moi qui ne connais que les quelques icones et idoles grossières qui ornent le temple du village, et le protrais naïf de mon grand père qui ornait la maison familiale.



Quand l'alcool aura suffisament échauffé notre imagination, peut être me parlera-t-il encore de la fabuleuse ville d'Orsenna, qui a jadis recouvert de son ombre les plus grandes capitales culturelles du Monde Tout Autour et vers laquelle ont convergé les plus grands esprits. Il me dira encore que la ville que j'ai vu dans mon enfance aurait pu s'écraser sur la terrasse du théatre d'Orsenna sans provoquer plus d'un léger tremblement dans l'immense ville flotante, pour peu que cette dernière daigne descendre assez bas pour que celà soit possible. Il me racontera les corridors interminable des musées qui contenaient tant de merveilles qu'une vie ne suffisait pas à leur visite. Et il me parlera du mystère de sa disparition, des cent villes ou on prétend l'avoir vue pour la dernière fois et des cent villes qui prétendent qu'elles se dirigeaient vers elles, attirée par le talent de leurs artistes, lorsqu'elle s'est écrasée au sol dans la plus grande explosion que le monde ai connu. Il me dira que certain raconte que par jalousie, elle a été attaquée et abatue, que quelques uns disent même qu'elle a fini par s'élever tellement haut qu'elle a dépassé le ciel et s'est perdue dans les étoiles. Il me parlera d'une ville qui n'a peut être jamais existé et moi, je rêverais à perdre haleine, jusqu'à ce que le sommeil s'empare de moi.

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La préparation au premier voyage vers Chrysopée il y a 5 ans 7 mois #30835

  • le_prisoner
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Ah Johan ... Je ne vais pas faire dans le pathétique, car c'est très loin d'être mon style, en disant que c'est le fils que ne je n'ai jamais eu. C'est plutôt un fils spirituel. Je me sens pour la première fois comme un guide. Moi, si souvent a travers le monde et plus que de raisons perdue tant d'un point de vue géographique qu'intellectuel, je me retrouve à inspirer ce cher Johan. Moi, à l'esprit si critique et si rebelle je me retrouve en quelqu’un.

Quand je suis arrivé dans cette région terriblement immobile je savais que j'avais trouvé, non pas ce que je cherchais mais ce vers quoi je tendais. La paix de mon âme tourmentées ne pouvais trouver le repos que dans le calme et la sérénité que m'apporterais l'absence du vent.

Je me savais à ma place en ce lieu. Maintenant il me fallait en convaincre les résidents. Contrairement à ce que penses tous les étrangers, ce ne sont pas des brutes et des rustres mais pour trouver grâce à leurs yeux il faut plus que de belles paroles, il faut des actes ! Il faut gagner le droit d'habiter parmi eux où les inutiles sont malvenus.

Mais dans un monde si pragmatique, si ancré dans des valeurs terrestres, il n'est pas facile de s’implanter quand on ne sait rien faire de ses dix doigts. Alors j'ai fait la seule chose que je savais faire depuis tout temps ... enseigner. L'enseignement ici était une corvée avant mon arrivée. Réservé aux faibles où aux impotents pas à quelqu'un qui peut faire autres choses de plus utile à la société. Et moi je fus volontaire. Alors je fus accueilli à bras ouverts !

Bien entendus j'ai adapté mon enseignements à leurs besoins. Ici pas besoins de savants mais de personnes au sens pratique et logique. Puis j'ai rencontré Johan. Lui était demandeur et moi réticent. Je ne voulais pas l'encourager dans cette voie sachant que cela creuserais encore plus le fossé entre lui et son peuple.Rapidement j'ai compris que de toute manière il ne pourrais pas se plier à leur volontés. Et comme d'autres avant lui, il partirait pour découvrir sa destinée ailleurs

Alors je l'ai pris sous mon aile et lui ai enseigné tous ce qu'il avait besoin de savoir pour survivre dans le monde aérés loin des siens. Je lui est ouvert encore plus l'esprit et lui ai appris à apprendre. Il s'est abreuvé de mes paroles et j'ai laissé libre cours à mes diatribes. Je lui ai parlée de toutes les beautés que l'on pouvais voir a travers le monde, de la diversité et de tout ce qu'il avait à apprendre et comprendre dans ce qu'il trouverais loin d'ici.

Son ouverture d'esprit est grande et sa soif de connaissance encore plus grande ! Je lui ai décris le monde aéré tel que je l'ai découvert en mon jeune temps lors de ma quête inextinguible de savoir. Tout m'enthousiasmait, rien ne me laissais indifférent. Toutes ces cités si diversifiées dans leurs modes de vies, leurs philosophies, leurs technologies ou leurs arts
célèbrent à leur manière leur joie de vivre dans le vent. Poussés par cette force impérieuse et invisible qu'est le vent, elle avances à grands pas dans tous les domaines. Tout est en relation avec le vents et généralement plus particulièrement par celui qui les touche. De grandes statues aux formes indescriptibles en passant par de somptueux complexes technologiques tout est forcément démesurés. Elles rivalisent toutes d'ingéniosités pour inclure leur vent dans toutes leurs prouesses. C'est une perpétuelle course effrénée en avant comme si elles voulaient devancer le vent.

J'ai vécu prés de deux décennie dans un émerveillement constant naviguant d'une cité à l'autre à travers toutes les régions aérées. Dès qu’une nouveauté notable arrivait quelque part, je me précipitais. Je m'enorgueillissais de vivre le futur avant l'heure, d'être à la pointe de tous les arts et technologies. Je lui ai expliqué en détail tous les sentiments qui m'animaient en cette période là. Je le fis avec toute la verve et l'enthousiasme qui était miens dans ma jeunesse.

J'ai passé bien des choses sous silence qu'il lui faudra découvrir par lui même mais je lui ai fait part de quelques un des doutes qui finirent par m'assaillir. Je commençais à ressentir les terribles effets de cette fuite en avant sans jamais vouloir regarder derrière. Les œuvres d'art qui m'avaient tant émerveillés des années auparavant qui tombait en décrépitude dans le meilleur des cas. Toutes ses technologies si prometteuses qui tombaient en désuétudes avant même leur exploitation balayé par le vent du progrès. En fin de compte le manque cruel de repère qu'apporte cette course ...

L'histoire ne fait pas partie de leurs préoccupations. On ne regarde pas le passé, le futur est bien plus intéressant selon eux. Il n'existe pas vraiment d'historiens seulement les archives suspendues qui relatent l'histoire a travers des chroniques et des livres. Mais elle est bien incomplète et elle manque bien de moyen pour pouvoir avoir la prétention d'être exhaustif. Le monde est si grand et les archivistes si peu nombreux. De plus les "grands" de ce monde les considèrent plus avec une gentille bienveillance qu'autre chose. Les scientifiques qui font changer les choses sont bien plus considérer car sans eux rien n'avancerait.

Alors naturellement, j'ai évoqué Orsenna ... est-ce une erreur ? De toute façon c'était inévitable. Je ne pouvez laisser libre court à mes souvenir sans évoquer Orsenna ... le but de toute une vie. Mythe ou réalité, nul ne le sait comme je lui ai appris. Bien sûr que j'ai mon avis après avoir couru après si longtemps. Mais bien entendus je ne lui en ai rien dis ! En aucun cas je ne veux l'influencer. C'est un joyaux brut et il devra apprendre par lui-même. Hors de question de pointer du doigts leur façon si décriable de faire, de se comporter et d'envisager l'avenir. Je suis amer envers ce monde qui fut le miens mais cela doit rester mon amertume et non devenir la sienne.

Il mérite d'avoir une chance de réussir et son innocence et ses origines sont ses meilleurs atouts. Johan peut devenir un grand savant ou un grand artiste du monde aéré car il a de grandes capacités. Mais il peut aller bien plus loin que cela s'il n'oublie pas d'où il vient. Le pragmatisme qu'il décrie si violemment lui permettront d'avancer différemment des autres. Cela lui apportera le recul qu'il leur manque à tous pour appréhender la situation dans laquelle se trouve leur monde. Cela lui permettra de penser différemment d'eux, de ne pas se plier à tous leurs dogmes et doctrines.

J'espère juste avoir semer la graine qu'il va faire grandir en lui avec ses propres principes et qu'il va la nourrir et la choyer comme il se doit en toute indépendance et peut-être alors que cela sera lui qui fera éclater la vérité.

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La préparation au premier voyage vers Chrysopée il y a 5 ans 6 mois #30863

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La carte

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La préparation au premier voyage vers Chrysopée il y a 5 ans 3 mois #31097

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Les Terres Dégradées

Au nord des archives suspendues s'étend à perte de vue la forêt de Pavasanti. De part et d'autre de la chaine d'Azpaluna, qui la coupe en deux comme une lame acérée, ses frondaisons empêchent presque totalement les rayons du soleil d'atteindre la terre. Dans cette danse forêt que les vents n'attivent pas à pénétrer, une riche vie sauvage s'organise au grés des différences créées par les couches superposées de végétation, fascinant les observateurs de la Canopée d'Orion et aussurant la survie des peuplades locales.

Plus au nord encore, les arbres s'espacent enfin, très progressivement, et le voyageur entre dans la région que l'on nomme Terres Dégradées. La forêt cède progressivement place à la plaine. Les changements subtils mais continus de la végétation l'emporteront petit à petit d'un monde sauvage vers des terres fertiles cultivées par les habitants des Prairies des Milles Verdures. Après la pénombre des chemins se perdant à l'infini sous les frondaisons obscure, il savourera la chaleur du soleil et les couleurs vives qui donnent leur nom à la région.

Au sud et à l'est, les milles verdures se déclinents tranquillement, du vert sombre des conifères aux prairies éclatantes, entrecoupées par les multiples champs et vergers des habitants. A l'est, les prés virent progressivement au jaune avant de céder place à la toundra, puis à la roche et aux arides montagnes du bouclier, qui protège la région du terrible vent de l'Aquilon. Malgrès cette protection, les effets de ce vent glacial se font sentir jusque aux abords du Bouclier, changeant dramatiquement la végétation à ses pieds. Même si à peine un léger courant d'air arrive à traverser la barrière rocheuse, il suffirait de s'enfoncer de très peu dans cette dernière pour sentir son visage fouetté par un vent violant et d'un froid extrème.

Heureusement, le voyageur arrivera probablement par la rive droite de la Traverse, qui l'aura guidé au travers de la forêt de Pavasanti, et ou tout effet résiduel de ce vent de mort aura disparu. Ici, l'air est calme, le soleil réchauffe la terre, et la température est agréable durant presque toute l'année. Même l'hiver, pourtant assez rude pour que la neige s'invite parfois sur les prairies, la vie semble douce si l'on pense aux conditions qui règent dans les montagnes, et la Traverse n'a pas connu le gel de mémoire d'homme. S'il arrive durant une saison plus clémente, le voyageur assistera probablement au balet des barges sur lesquelles les habitants emportent une partie de leur production au comptoir de la lisière, pour les troquer avec les habitants d'Hélios de l'Aquilon contre des biens que leur terre ne peut leur donner. Plus loin au nord, après s'être nourrie des nombreux ruisseaux de la région qui en ont presque fait un fleuve, la Traverse s'en va se jeter dans le mystère de la mer de nuages.

Les Milles Verdures sont un ensemble de villages et de petites villes sans structure politique commune. Chaque bourgade est dirigée par un conseil formé des membres les plus anciens de la communauté et d'une personne élue par la population adulte tous les 3 ans. Si aucune autorité centrale ne vient fédérer ces entités politiques, ce sont les traditions et la religion qui jouent ce rôle. Outre le mode de vie, les relations entre les membres de la communauté et les festivités, la tradition séculaire de la région dicte en effet cette structure politique commune à tous les bourgs de la région, et personne ne pense à la remettre en cause. Les traditions règulent de même les relations entre les villages et les conflits qui peuvent en résulter, comme un vaste système de lois qui ne serait écrit nulle part mais que tout le monde connait et respecte sans y penser. C'est un des aspects culturels qui surprennent le plus le voyageur aéré lors de la visite de cette région. Il ne pourra guère apprendre le détail de ces traditions, au delà des aspects dont il est témoin, tant les habitants se montreront méfiant à son égard. Il sera accueilli convenablement et on répondra à ses demandes, mais tous chercheront à écourter les conversations avec lui, et il reprendra rapidement la route vers le nord.

Le Comptoir de la Lisière est le principal lieu d'échanger entre les milles verdures et le monde extérieur. Ici, les produits de l'élevage, de l'agriculture et de l'artisanat sont échangés contre ce qui fait défaut à la région immobile. Les minerais ou alliages tout d'abord, totalement absents de ces terres et pourtant indispensables à la création d'instruments agricoles. D'autres matières premières ensuite, comme ces fibres qui permettent la fabrication de cordes bien plus solides et moins élastiques que celles issues des matières premières locales. Milles petits objets technologiques enfin, qui viendront embellir la vie quotidienne des propriétaires des exploitations les plus riches des milles verdures, ou améliorer le rendement de leurs terres. L'énergie des moulins à eau qui parsemment la campagne leur sera ainsi bien plus profitable qu'à ceux qui ne peuvent s'offrir ce luxe.

Au cours de l'année, le comptoir se transforme à plusieurs reprises, passant de presque totalement désert à bouillonant d'activité au gré des saisons. Le printemps, la fin de l'été et les derniers jours d'automne sont les trois moments de l'année ou les échanges y ont lieu. Durant ces période, les planeurs d'Hélios viennent se poser sur de longues pistes de terre battue pour plus tard, leur contenu ayant été échangé dans la grande halle, faire la queue devant la grande catapulte qui leur permettra d'atteindre les courants de l'Aquilon. Ils navigueront sur ceux ci jusqu'à devenir de minuscules points dans les cieux avant de faire demi tour et de planner vers Hélios. Au sol, c'est un grand marché qui se tient, habitants des zones aérées et immobiles marchandant passionément la journée pour troquer leur marchandises et retournant le soir fêter leurs acquisitions dans des campements soigneusement séparés. Après tout, les intérêts communs ne sont pas une base de confiance fiable, et celui qui vit dans un monde différent reste toujours suspect, aussi indispensable soit-il.

Pour le transport des denrées les plus lourdes, ainsi que pour ceux qui souhaiteraient rejoindre Hélios mais ne pourraient s'offrir une place sur un planeur, il ne reste que les caravanes qui effectuent à pied le trajet vers la ville. C'est un trajet périlleux et long, et seuls ceux qui ont été bannis de leur communauté sont assez désespérés pour faire leur métier de le parcourir. A la sécheresse est au risque de chute s'ajoute, à mesure que le chemin monte vers Hélios, un vent de plus en plus violent qui peut aisément projeter dans le vide un porteur imprudent.



Les voyageurs qui payent leur passage aux guides de la caravanne auront le privilège d'être encordés, ce qui améliorera nettement leur chances de survivre au voyage. Les plus pauvres devront, pour atteindre Hélios, s'enrôler comme porteurs de marchandises. On leur confiera les moins couteuses d'entre elles. En effet, chaque année, plusieurs voyageurs s'enrôlent ainsi pour la montée vers la ville, mais il n'est pas rare que quelques uns soient absents à l'arrivée. La marche vers Hélios demande une grande expérience. Le trajet inverse n'est d'ailleurs guère moins dangereux.

Plus loin, plus haut, beaucoup plus haut, Helios dresse ses tours et étire ses murailles le long des falaises, défiant la mer de nuages depuis les sommets. On représente souvent la ville vue depuis le vide infini, comme la découvre les passagers des navires qui après avoir descendu en plannant vers la mer de nuages, se jettent dans l'Aquilon qui les rabat brutalement vers la ville. Ainsi abordée, Hélios révèle d'abord ses quartiers riches et les bâtiments luxueux qui dominent le vide. Ici, l'air est plus froid que partout ailleurs dans la ville, mais les habitations profitent plus que toute autre de la formidable énergie d'Aquilon, et sont chaudes et accueillantes.



Passé les quartiers riches de la ville, les aeronefs plongent brutalement vers les pistes qui traversent de part en part les quartiers marchands et viennent se poser délicatement au milieu des marchés et des halles de criée. C'est ici que se joue la vie d'Hélios, aux frontières des contrées du sud de la forêt, des Milles verdures et du monde de l'est ou l'Aquilon porte ses vaisseaux. Tandis que les marchandises sont déchargées, les voyageurs sont dirigés vers les quartiers riches. Ils seront bien avisés de payer un guide compétent pour celà, car les murailles qui protègent les esplanades de l'Aquilon laissent des angles morts bien mal signalisés, ou l'imprudent pourrait être viollemment projeté contre un mur ou dans le ciel. Un peu plus haut, ils rejoindrons les galeries de la ville haute ou ils seront en sécurité.

Plus bas, là ou habitent ceux qui assurent les basses besognes, la vie est plus hasardeuse. Certes les rues étroites et tortueuses diluent l'Aquilon jusqu'à rendre sa force presque supportable, mais les habitats sont précaires et l'écroulement de l'un d'entre eux peut modifier dramatiquement la répartition du vent, transformant une rue voisine en piège mortel. Heureusement, les habitants de bas quartiers sont habitués à ces dangers et bien que les morts accidentelles ne soient pas rares, elles sont aisément compensées par les jeunes rêveurs arrivant des milles verdures et les voyageurs à court d'argent se retrouvant coincés dans la ville.

En marge de la vie économique de la ville, l'Université d'Hélios survit tant bien que mal dans cet univers marchand. S'étirant comme un mince ruban traversant les couches de la société jusqu'au bord du vide. Elle réunit des chercheurs passionnés venus de tous les milieux et même d'autres horizons qui scrutent la mer du nuages depuis cette position privilégiée. Les financements sont distribués avec parcimonie par le congrés des marchands qui dirige la ville, mais le rayonnement intellecutel de l'université est suffisant pour que le flux d'argent ne se tarrisse jamais complètement. En dehors de l'entretient des locaux et de ses habitants, le principal poste de dépense de l'université est la fabrication d'aéronefs qui iront froler la mer de nuage, voir s'y enfoncer, avant de remonter porteurs de précieuses informations. Bien entendu, nombreux sont ceux qui y disparaissent à jamais, mais l'université ne manque néanmoins jamais d'idéalistes pour les diriger.

Un peu plus au sud, à flanc de falaise, là ou l'Aquilon creuse les montagnes depuis des millénaires et y forme un grand tourbillon, on trouve les monastères de l'Aquilon, dont beaucoup parlent mais que très peu ont vu et sont revenu pour les décrire. Venant des quatres coins du monde à Hélios pour les rejoindre, les fanatiques partent le long des falaises, escaladant jusqu'à l'épuisement les failles qui les parcourent pour rejoindre ces communautés qui s'accrochent autour des résurgences de courants d'eau souterrains. Là, vivant de presque rien, ceux qui n'ont pas disparu en cours de route mèneront une vie d'ascèse dominée par les hurlements du vent, dont ils disent qu'il finira par leur révéler les secrets de la mer du nuages. Malgrès le mépris que cette démarche inspire à l'université d'Hélios et les efforts que déploient ses membres pour détourner les chercheurs de vérité de cette voie, des milliers de personnes meurent chaque année en sombrant dans le vide, et des dixaines viennent grossir le rang des ascètes du vide infini.

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Dernière édition: par Lamed.
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